La mobilisation des lycéens a franchi un nouveau cap mardi 6 octobre en France avec la participation d’enseignants, d’étudiants, de parents et de plusieurs organisations syndicales. Des manifestations ont été organisées dans plusieurs villes du pays pour réclamer notamment davantage de moyens pour l’éducation et une amélioration des conditions d’études.
Selon le ministère français de l’Intérieur, 266.000 personnes ont pris part aux différents rassemblements à travers le pays, dont 56.000 à Paris. Les organisations lycéennes et étudiantes avancent, de leur côté, le chiffre de 450.000 manifestants, dont 100.000 dans la capitale.
Cette troisième journée nationale de mobilisation a également marqué l’élargissement du mouvement. Plusieurs syndicats de l’Éducation nationale, dont la FSU, la CGT, FO, la CFDT, l’Unsa, Sud et Solidaires, ont apporté leur soutien aux lycéens. Des étudiants ont également rejoint les cortèges dans différentes villes françaises.
Les manifestants dénoncent notamment le manque d’enseignants et de personnels, la surcharge des classes, l’état de certains établissements scolaires ainsi que des emplois du temps jugés trop lourds. La question de Parcoursup, la plateforme d’accès à l’enseignement supérieur, figure également parmi les revendications portées par une partie des lycéens et étudiants.
À Paris comme dans plusieurs autres villes, les manifestations se sont déroulées sous une importante présence policière. Si de nombreux rassemblements sont restés pacifiques, des affrontements ont été signalés dans certains secteurs, notamment dans la capitale, avec des tirs de gaz lacrymogène et plusieurs interpellations. Au total, 488 personnes ont été interpellées mardi, selon les données rapportées par Le Monde.
Face à l'ampleur du mouvement, le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé la suspension des cours dans les lycées pendant une demi-journée entre mercredi et vendredi. Cette mesure doit permettre aux établissements d'organiser des échanges avec les élèves sur leurs revendications. Le gouvernement a également demandé aux ministres concernés de formuler des premières propositions d’ici la fin du mois d’octobre.
La mobilisation, partie de la région parisienne en septembre, s'est progressivement étendue à l'ensemble du territoire français. Les organisations lycéennes et étudiantes entendent maintenir la pression afin d'obtenir des réponses concrètes sur les conditions d'enseignement, les moyens accordés aux établissements et l'accès aux études supérieures.
Avec RFI/AFP
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